Projets 2025

Dans le cadre de la résidence La Cabane du Jardinier, RURART aura le plaisir d’accueillir, du 6 octobre au 5 novembre 2025, trois artistes :

  • Laetitia Francoz-Lévesque (musique) ;
  • Le Collectif Michaud – Hamel (arts visuels) ;
  • Luc St-Jacques (arts visuels).

Le projet de Laetitia Francoz-Lévesque a su capter l’attention du jury par la diversité de sa pratique, mais également, par cette sensibilité de perception des “plantes comme des sujets musicaux ce qui est un aspect novateur que RURART souhaite faire rayonner”.

Le projet présenté par le Collectif Michaud – Hamel a charmé le jury, comme un “courant vivant qui traverse le corps. Fluide, claire, simple et profond, leur démarche adresse une porosité touchante” qui pourra être explorée lors de cette résidence.

Le projet de Luc St-Jacques, par “sa pratique sensible et généreuse”, met en lumière, avec une ferme douceur, la fragilité et la temporalité de ses sculptures.

Une sortie de résidence aura lieu début novembre.


BIOGRAPHIES DES ARTISTES

Laetitia Francoz-Lévesque

Laetitia Francoz-Lévesque est une musicienne violoniste pivotant entre Montréal et les Cantons de l’Est. Formée en violon classique au Cégep de Sherbrooke puis en musique jazz à l’UQAM, elle crée un style bien à elle au fil de ses voyages. Rythmiques irrégulières des Balkans, ornementations Transylvaniennes, quarts de tons et modes du Moyen-Orient, sont tous des éléments qui influencent largement son jeu violonistique ainsi que ses compositions. Plus récemment, elle retourne vers ses racines avec la musique québécoise et la podorythmie, ainsi qu’en explorant les diverses musiques de danses traditionnelles françaises.

Elle se démarque au sein de groupes tels que Excavation et Poésie, LiKouri, Oktopus, Ramage et ZeRadcliffe Fanfare. Elle apprécie particulièrement être appelée à mêler la musique avec d’autres médiums comme le cirque (BARKA de Gypsy Kumbia Orchestra), le théâtre (Indecent, La petite fille aux oiseaux), la danse (By His Loving Wife), la poésie, et autres.


Également étudiante en herboristerie et amoureuse de la nature, elle fonde en 2024 le projet de L’Herbier. Inspirée par son travail dans un jardin médicinal en Auvergne puis sur ses terres familiales des Cantons de l’Est, elle compose un petit répertoire instrumental dédié aux plantes, soutenue par le Conseil des arts de Montréal. Elle monte par la suite sa musique en trio avec le mandoliniste Enzo Lord Mariano et l’accordéoniste Pascal Demalsy. À présent en tournée dans plusieurs festivals de musique traditionnelle québécoise, le projet se dirige
tranquillement vers l’enregistrement d’un premier album.

Collectif Michaud – Hamel

Le duo Michaud-Hamel, formé de Véronique Hamel et Sylvie Michaud, développe une pratique interdisciplinaire où vidéo, performance et installation convergent autour d’une exploration écosophique des liens entre l’humain et son environnement. Inspirées par les travaux d’Estelle Zhong et de Jérôme Sueur, elles proposent une expérience sensorielle et immersive, ancrée dans les cycles naturels et la porosité entre les corps humains et non humains.


Leur démarche écoféministe valorise l’intuition, la mémoire corporelle et la relation aux éléments comme sources de savoir. Le contraste entre leurs réalités physiques et psychologiques, nourri par une dynamique intergénérationnelle, engendre une pratique empreinte de bienveillance et d’ouverture, où l’art devient un espace de dialogue et de résonance.


Diplômées en arts visuels de l’Université de Sherbrooke et formées en arts et technologies, elles ont uni leurs trajectoires respectives, marquées par plusieurs expositions individuelles au Québec, dans le projet Corps-Matière, soutenu par le CALQ.

À travers des actions performatives, des œuvres sonores et des installations in-situ, elles cherchent à accorder leurs gestes aux rythmes du vivant. Les artistes visent à éprouver la perméabilité des frontières et à interroger les oppressions croisées qui touchent à la fois les corps et les territoires.


Leur pratique propose ainsi une forme de résistance sensible où la création devient un moyen de retisser des liens justes avec le monde vivant.

Luc St-Jacques

Né à Magog, Québec, Canada, Luc St-Jacques vit et travaille à Sherbrooke au Québec. Il possède une maîtrise interdisciplinaire en art de l’Université Laval, un diplôme en graphisme du Collège de Sherbrooke en plus d’un baccalauréat de l’Université du Québec à Montréal en arts plastiques. L’artiste s’est associé au Regroupement des Artistes des Cantons de l’Est (R.A.C.E.) en 1985, un centre d’artistes autogéré. Il a été coordonnateur de la galerie Horace, le centre de diffusion en art actuel du R.A.C.E. de 1988 à 1993. Par la suite, il a occupé la présidence de l’organisme pendant huit ans.

Luc St-Jacques a été boursier du Ministère de la Culture du Québec et du Conseil des arts et des lettres du Québec à plusieurs reprises depuis 1991. Il a également réalisé quelques projets d’intégration à l’architecture (1%) dans la région de l’Estrie. Il recevait en 2002 le Prix du Conseil des arts et des lettres pour les arts visuels en Estrie. Ses projets ont également reçu l’appui financier de la Ville de Sherbrooke et du Centre culturel canadien à Paris.

Sa carrière artistique a été ponctuée de plusieurs expositions individuelles au Québec notamment à Victoriaville, Montréal, Magog, Lévis et Sherbrooke. Il a également exposé en France à Sacy-le-Petit et à Montpellier. Du côté des expositions de groupe, ses oeuvres ont été vues, entre autres, à Montréal, Laval, Sorel, Trois-Rivières, Drummondville ainsi qu’aux États-Unis soit au Vermont et en Californie.